Histoire : sport et activité physique

Auteur : Comité scientifique agircontrelasedentarite.org

Pour la santé : ne pas confondre sport et activité. En effet, pour notre santé, 30 minutes de marche par jour sont plus efficaces que 90 minutes de sport par semaine.

 

Le sport d’hier à aujourd’hui

 

Le sport existe depuis l’Antiquité et disparait au Moyen Age pour renaître à la fin du XVIII° siècle. Il se reconstitue au XIX ° siècle avec notamment la rénovation des jeux olympiques en 1896. Le sport est donc un phénomène planétaire récent. En 2000, 36 millions de Français âgés de 15 à 75 ans ont déclaré avoir des activités physiques et sportives. Quinze millions de Français sont licenciés au sein d’une fédération et doivent pour cela consulter annuellement un médecin pour obtenir un certificat de non contre-indication à la pratique de leur sport. Pour le législateur, qui impose cet examen médical, il existe donc une notion de risque. 

Au-delà de cette notion de risque général, le sport d’aujourd’hui n’a pas de commune mesure avec celui d’hier. Quelques détails historiques suffisent à le souligner :

  • En 1970, lors du premier marathon de New York, il y avait 127 coureurs au départ et 55 à l’arrivée. Les marathoniens passaient pour des surhommes. Depuis les années 90, il y a plus de 30 000 coureurs au départ et c’est la manifestation sportive la plus populaire au monde.
  • Nadia Comaneci a établi un record difficile à égaler aux jeux olympiques de Montréal : 7 notes de dix dans un seul concours, 3 médailles d’or. Les figures alors réalisées paraissaient d’une grande difficulté et réservées à l’élite. Aujourd’hui, les gymnastes régionaux ou départementaux pratiquent ces gestes.

L’entraînement des amateurs d’aujourd’hui est souvent proche de celui des sportifs qui concourraient à haut niveau, il y a quelques décennies. Donc le sport de masse mais aussi le sport de haut niveau sont entrés dans le quotidien.

Toute la difficulté réside alors dans l’adaptation personnalisée du ou des sports à pratiquer pour conjuguer plaisir et bien-être à court, moyen et long terme. Un but essentiel se dessine donc pour le médecin et le sportif : déterminer la limite entre les bénéfices et les risques de la pratique sportive pour la santé.

 

 

L’activité physique d’hier à aujourd’hui

 

L’homme moderne descend des « chasseurs-cueilleurs » et son potentiel génétique n’a pratiquement pas changé depuis les sociétés paléolithiques. Par contre, l’être humain a dû s’adapter aux nouveaux environnements. Avec l’apparition de l’agriculture, par exemple, l’homme a commencé à se sédentariser n’ayant plus besoin de marcher 15 à 20 kilomètres, tous les jours, pour se nourrir. L’activité physique quotidienne a naturellement diminué, d’années en années. Cette diminution a été plus nette à partir des années 1970 (avec le développement de la motorisation des sociétés dites modernes) mais est devenue véritablement vertigineuse depuis les 15 dernières années avec l’apparition du numérique.

Voilà comment l’homme s’est laissé imposer un environnement totalement désadapté à son potentiel génétique.

Cette désadaptation s’annonce comme désastreuse malgré les données rassurantes ; ne dit on que nous vivons de plus en plus vieux ? Mais les personnes âgées de 80 ans en 2015, donc nées en 1930, n’étaient en rien sédentaires comme nous le sommes aujourd’hui. Les personnes nées 40 à 50 ans plus tard (années 70, 80) subissent cette nouvelle maladie qu’est l’inactivité physique et vont probablement ne pas avoir la même espérance de vie, notamment en bonne santé.

 

 

Que conclure ?

 

Le sport de masse est une notion moderne alors que l’activité physique est inscrite dans nos gênes depuis des milliers d’années.

Le sport peut être à risque pour la santé. D’ailleurs, l’histoire se rappelle de Philippidès, coursier de Marathon, par sa mort tragique (probablement de déshydratation). Face à la pratique sportive actuelle, banalisant les exploits (qui considère un marathonien comme un surhomme de nos jours ?) dire que le sport est bon pour la santé est une réalité discutable. Le terme de sport-santé doit donc être revu.

 

Par contre, la pratique régulière et quotidienne d’une activité physique entraîne une cascade de bénéfices pour la santé. (lire à ce sujet l'article Comprendre le : « Bougez, Marcher, parfois Transpirer »).

 

Comité scientifique agircontrelasedentarite.org